Sage vie ravagée,
Au virage tu chavirais
Le visage dans le volant.
L'avenir a décampé
En quatre tonneaux sanglants.
On n'oublie pas pour autant,
Toi, qui dors sous le chiendent,
Ce gramme ingrat, cet engrais,
Propice à précipiter
Ton sang sens dessus dessous.
Dessous tout, t'as rendez-vous,
Bien plus bas que la discothèque,
Que les canettes bues cul-sec
Et que ce vautour d'asphalte
Où des sirènes ont fait halte
Au point mort, toi, mort à point.
Or, dans l'allée, c'est sans frein
Que l'on fond pour tes vingt ans
Qui régalent le chiendent.
Sage vie ravagée,
Au virage tu chavirais
Le visage dans le volant.
Achevé, t'es archivé
Sous une dalle de marbre blanc.
Je dédie ce poème, à un homme, à un père et à mon entraineur de natation.
Décédé d'un accident de voiture.
prend soin des autres comme tu l'a toujours fais
merci